Chenonceau vu du ciel

Samedi dernier, je suis allé à Chenonceau chez de vieux amis qui m’ont proposé une expérience inattendue : un vol en hélicoptère de 30 minutes pour redécouvrir le coin sous un autre angle. C’était une première pour ma part et pour tout dire, j’ai été pas mal surpris des différences qu’il peut y avoir avec le vol en avion. Je prends souvent l’avion dans le cadre de mon boulot et le fais sans problème. Mais l’année dernière, j’ai réalisé un vol à bord d’un minuscule appareil au Brésil, alors que la météo était loin d’être idéale ; et avec les secousses qui agitaient l’avion, je peux vous dire que je ne faisais pas le malin ! Suite à cette expérience, je redoutais un peu de remonter à bord d’un truc plus petit qu’un Airbus. Cela dit, j’ai vite été tranquillisé une fois lancé. En effet, à compter de l’instant où l’on a pris de la hauteur, j’ai été ébahi par la douceur du décollage. Il n’y a pas eu la moindre secousse. Le vol, lui aussi, s’est révélé très agréable. Bon, pour être tout à fait honnête, chaque fois que l’appareil faisait un virage et se mettait à pencher d’un côté, je n’étais pas vraiment rassuré. Mais ce n’est pas violent pour autant et on s’y fait très vite, au final. Et puis, le paysage incroyable m’a vite fait oublier tout ça : c’était tout simplement superbe ! Si vous trouvez déjà Chenonceau sympathique vu du sol, attendez de le voir depuis les airs ! C’est à ça que doit ressembler le monde dans les yeux d’un ange. Rien de mieux que de prendre de la hauteur pour admirer sa beauté. Fin du fin, j’avais demandé une réservation tard dans l’après-midi, pour assister à ce prodigieux panorama en fin de journée, à la lueur des derniers rayons. Mon vol en hélicoptère fut au final une excellente expérience. Si vous n’avez jamais essayé, je vous recommande. Je vous mets en lien le site où j’ai trouvé mon vol en hélicoptère, si cela vous tente. 😉 Davantage d’information sur cette expérience de baptême en hélicoptère en surfant sur le site web de l’organisateur.

NEET, inégalités entre jeunes et non-recours

Les préoccupations politiques, économiques, sociales, et morales autour de la catégorie des NEET sont fortes. Elles se retrouvent concernant les jeunes en situation de non-recours et reflètent les injonctions qui pèsent sur les jeunes adultes de suivre les rails de la formation et de l’emploi. La diversité des expériences sociales des NEET rappelle les inégalités entre les jeunes qui ne disposent pas des mêmes ressources et n’ont pas nécessairement la possibilité de bénéficier de politiques publiques inexistantes, insuffisantes ou défaillantes. Les trois types d’expériences sociales relevés par Cécile Van de Velde (« alternatives » ; « suspensions » ; « impasses ») montrent également que les formes de non-recours qui peuvent concerner les jeunes ne sont pas du même ordre. Du point de vue des pouvoirs publics comme de celui des individus, le non-recours ne porte pas les mêmes significations, ne soulève pas les mêmes enjeux et ne pose pas nécessairement problème. Si le non-recours à l’aide publique accentue généralement la vulnérabilité des individus, il prend également la forme d’une contestation, voire d’une émancipation des normes sociales dominantes. Il s’agit alors de prêter attention à la façon dont le non-recours des jeunes est ou n’est pas constitué comme problème public selon les situations et les contextes. Il s’agit également de voir dans quelle mesure les catégories mobilisées par les pouvoirs publics s’ajustent aux expériences sociales des individus rassemblés sous une même étiquette. L’approche par le non-recours des expériences sociales des NEET offre certaines perspectives pour répondre aux critiques adressées à cette catégorie. Cette approche facilite un travail d’objectivation des représentations sociales négatives qui pèsent sur les jeunes NEET présumés éloignés des institutions publiques et des normes sociales. Elle permet également de questionner les logiques sociales, institutionnelles et politiques à l’œuvre dans la construction de cet éloignement. Cet éloignement est-il réel ou supposé ? Comment le mesurer ? Comment le qualifier ? Qui en a la responsabilité ?

Un manque de clairvoyance

Une étude est récemment sortie que je trouve fascinante. Des scientifiques sont parvenus à déterminer la valeur que nous octroyons aux services sur internet. Si les personnes interrogées étaient dans l’ensemble prêtes à délaisser Facebook contre quelques dollars par mois, il leur aurait fallu 17500 dollars par an pour ne plus avoir de moteur de recherche, ou 8500 dollars pour ne plus avoir de messagerie électronique. Toujours est-il que la majorité des services numériques sont gratuits, et si la recherche en ligne vaut vraiment 17500 dollars par personne et par an, alors c’est l’équivalent d’un tiers du PIB américain.
Cette étude indique à quel point le réseau social a peu de valeur d’après nous : un moteur de recherche nous paraît valoir 60 fois plus. Malgré tout, Facebook est bien plus valorisé que cette dernière. Et cela décrit bien la particularité de Facebook : c’est un service moyen, mais particulièrement lucratif, et dont l’utilisateur est otage du fait du réseau.
Je pense que nous devons de toute urgence trouver une manière de changer les réseaux sociaux en sur le modèle de l’e-mail : un profil portable qui peut être passé facilement à un autre fournisseur, comme nous pouvons le faire avec notre numéro de portable avec la portabilité du numéro, et composer n’importe quel numéro de téléphone dans le monde. Diverses propositions ont été exposées : Certains proposent notamment un système appelé “Solid”, qui permettrait aux internautes de contrôler leurs propres données et de ne les remettre aux plateformes qu’en connaissance de cause.
Un autre article scientifique mérite également d’être mentionné. Des chercheurs ont demandé aux étudiants du MIT quelle valeur ils donnent à leurs données personnelles, et à celles de leur entourage. Le résultat est loin d’être cohérent avec les précédents. Les interrogés ont en effet fait des choix très distincts selon les incitations ; ils délaisseraient sans hésitation leurs données individuelles en échange d’une pizza ! La valeur d’ordre financier que nous donnons à des services tels que les mails et la recherche en ligne est limpide. Mais nous en donnons bien moins à notre intimité. Les choses ne risquent donc pas de changer en profondeur.

Les risques sur la stabilité financière

Les deux risques identifiés qui pèsent sur la stabilité financière ont trouvé leur origine en dehors du secteur bancaire. Premièrement, les préoccupations relatives à la soutenabilité de la dette des secteurs public et privé se sont accrues au premier semestre de l’année avant de se stabiliser par la suite, notamment lorsque les perspectives économiques se sont améliorées et que l’incertitude relative à la politique économique a reculé après la tenue d’élections nationales dans les principaux pays de la zone euro. L’endettement du secteur privé de la zone euro reste important au regard des normes historiques et internationales, ce qui accroît en particulier la vulnérabilité des entreprises à une forte hausse des taux d’intérêt. Deuxièmement, dans le secteur financier non bancaire, les fonds d’investissement ont poursuivi leur croissance, les entrées étant soutenues par l’amélioration des perspectives de croissance économique et par la faible volatilité sur les marchés financiers. Les fonds d’investissement se sont également exposés de manière croissante à des titres moins bien notés et d’échéances plus longues, tandis que les coussins de liquidité des fonds obligataires continuaient de diminuer. Les flux, d’entrée et de sortie, des fonds d’investissement peuvent être particulièrement sensibles aux évolutions du sentiment de marché. La réglementation européenne ne prévoit pas actuellement de limites légales strictes à l’effet de levier pour les fonds d’investissement alternatifs, contrairement au cas des OPCVM. Afin de prévenir l’accumulation de risques à l’échelle de l’ensemble du secteur, l’élaboration d’un cadre pour la mise en œuvre harmonisée de limites macroprudentielles à l’effet de levier pour les fonds d’investissement alternatifs est restée une initiative essentielle dans le processus d’élargissement de la politique macroprudentielle au-delà du secteur bancaire. Une analyse de la structure du secteur financier de la zone euro au sens large, qui intègre les sociétés d’assurance, les fonds de pension et les entités du secteur bancaire parallèle, a confirmé que le secteur financier non bancaire poursuivait son expansion. Cette évolution est intervenue dans un contexte de poursuite de la rationalisation des actifs du secteur bancaire qui, à l’évidence, a continué d’avoir un effet limité sur l’efficacité globale du système financier, les coefficients d’exploitation des banques étant toujours globalement élevés.

Placé, le verre de trop…

L’ex-sénateur écologiste, qui a passé deux nuits en garde à vue, a été entendu pour des faits d' »outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, insulte à caractère racial et violence sans incapacité commise sous l’empire de l’ivresse ». Jean-Vincent Placé, qui avait un taux d’alcoolémie d’1,16 g par litre de sang, a insulté la cliente d’un bar de la rue Princesse, connue pour ses nuits animées, dans le VIe arrondissement de la capitale. Il s’y trouvait avec un ami sénateur centriste qui, lui, n’a pas été mis en cause. L’ex-secrétaire d’Etat, actuellement conseiller régional d’Ile-de-France, aurait proposé à la jeune femme de l’argent pour danser avec cet ami, ce qu’elle aurait refusé, le repoussant devant son insistance, d’après une source proche de l’enquête. Le videur du bar a alors mis à la porte l’ancien sénateur qui, se présentant comme ministre, l’a menacé « de le renvoyer chez lui » en référence aux origines étrangères de cet employé, a relaté une source policière. « Il a dit +on n’est pas au Maghreb ici, je vais t’envoyer à Ouagadougou dès le premier vol+ (…) C’est ignoble », a rapporté jeudi ce videur, Vladimir, au micro de la radio RTL. Alertés, les policiers ont été pris à partie verbalement à leur arrivée par Jean-Vincent Placé qui a de nouveau mis en avant ses anciennes fonctions ministérielles avant d’être interpellé.